EDDA poétique 13: L’incitation de Gudrun

EDDA poétique 13: L’incitation de Gudrun

Ah, mes bons amis, laissez-moi vous narrer ce tourbillon de mots et d'émotions, ce maelström de la passion humaine qu'est l'Incitation de Gudrún. Un énorme charivari, un grand bordel de vengeance et de tragédie, du pur jus de viking, je vous le dis.

Ça commence avec notre bonne vieille Gudrún, une donzelle déjà bien malmenée par la vie, pleurant à chaudes larmes sur la tombe de son cher Sigurd. Mais pleurer, ça ne suffit pas, non. Gudrún, elle a besoin de partager sa peine, elle a besoin que tout le monde sache ce que c'est que de perdre celui qu'on aime, celui pour qui on aurait tout donné. Alors elle compose une incitation, une sorte de poème, une chanson de lamentation, un véritable cri du cœur qui résonne dans toute la contrée viking.

Elle parle de l'amour qu'elle portait à Sigurd, de la profondeur de sa douleur, de la noirceur qui l'envahit. Elle parle de la trahison de son frère, qui a tué son amour, de la perfidie des dieux, qui lui ont tout pris. Et pendant tout ce temps, elle pleure, elle pleure comme une madeleine, les larmes ruisselant sur ses joues blêmes.

Mais attention, Gudrún n'est pas juste une femme en pleurs, oh non ! Elle est aussi une femme de fer, une vraie viking, qui ne recule devant rien. Alors, quand son frère vient la trouver, quand il lui dit de se marier à nouveau, de trouver un autre homme, elle lui crache sa colère en pleine figure. Pas question pour elle de renoncer à son amour, pas question de trahir la mémoire de Sigurd.

C'est donc une Gudrún déchaînée, une Gudrún dévastée par la peine mais aussi portée par la colère, qui déclame son incitation. Et dans ses mots, dans sa voix, dans sa rage et dans sa douleur, on retrouve toute l'âme des vikings, toute la grandeur et la tragédie de ce peuple de guerriers et de poètes.

Et la morale de tout ça, mes amis ? Peut-être que c'est que l'amour, ça ne se remplace pas, ça ne se négocie pas. Peut-être que c'est que la douleur, ça se partage, ça se hurle, ça se chante. Ou peut-être que c'est juste que la vie, c'est un sacré bordel, et que parfois, il faut juste hurler sa colère et sa peine pour continuer à avancer. Oui, je pense que c'est ça, la morale de l'Incitation de Gudrún : quand la vie vous frappe, quand elle vous met à terre, il faut trouver la force de se relever, de hurler votre douleur et de continuer à avancer. Parce que c'est ça, être un viking. Et c'est ça, être humain.

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