EDDA poétique 9 : Le Troisième Chant de Gundrun

EDDA poétique 9 : Le Troisième Chant de Gundrun

Ah, ce Troisième Chant de Gudrun, quel sacré bordel ! Y'a du remue-ménage, des histoires de fesses, des trahisons, des assassinats, tout le tralala, la totale. Mais, y'a surtout Gudrun, ma petite Gudrun. Après avoir trucidé ce roi des Huns de malheur, elle se retrouve sur les rives de la mer, seule comme un chien abandonné.

bateau de gundrun

 

C'est là qu'elle rencontre le roi Jonak, un type à la carrure de marin, à la voix de stentor, aux yeux d'aigle. Il la regarde, elle le regarde, et paf ! C'est le coup de foudre, le grand amour, la passion brûlante. Ils se marient, ils font des gosses, ils vivent la belle vie. Sauf que, la vie, c'est jamais si simple, jamais si doux.

 

Gundrun retombe amoureuse d'un roi viking

 

Voilà que débarquent les fils de Gudrun, nés de son union avec ce salopard d'Atli. Ils viennent pour venger leur père, pour rendre justice, pour rétablir l'honneur. Ils défient Jonak, ils le provoquent, ils le menacent. Mais Jonak, il est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, à se laisser intimider. Il sort son épée, il défie les fils d'Atli, et le combat commence.

Et au final, qui gagne ? Personne. Les fils d'Atli sont tués, Jonak est blessé, Gudrun est dévastée. C'est un carnage, une tragédie, une désolation. La joie se transforme en douleur, l'amour en haine, la vie en mort.

 combat des 4 vikings

 

Alors là, cette histoire, elle est pas piquée des hannetons, je peux vous le dire. Le Troisième Chant de Gudrun, c'est pas une ritournelle à la mord-moi-le-nœud, c'est une symphonie de la douleur, un poème de la tragédie.

Gudrun, elle a beau avoir trouvé l'amour avec Jonak, elle peut pas échapper à son passé, à ses erreurs, à ses fantômes. Ils reviennent la hanter, les fils d'Atli, comme des spectres de la culpabilité, comme des ombres de la vengeance. Et le bonheur, il est brisé, il est détruit, il est anéanti.

Et Jonak, lui, il se bat pour sa vie, pour son amour, pour sa liberté. Il résiste, il se défend, il se bat. Mais, à la fin, il est blessé, il est affaibli, il est diminué. C'est une défaite, une chute, une perte.

Et là, on voit bien la vraie leçon de cette histoire : que même si on essaye d'échapper à son passé, à ses erreurs, à ses fautes, on peut pas. Ils nous rattrapent toujours, ils nous hantent, ils nous poursuivent. Et parfois, ils nous détruisent, ils nous brisent, ils nous anéantissent. Alors, mieux vaut les affronter, les accepter, les assumer. C'est le seul moyen de s'en libérer, de s'en débarrasser, de s'en émanciper. Et ça, mes amis, c'est la vraie liberté, la vraie vie, la vraie sagesse.

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